Vadrouille Marseillaise

Marseille a été ma première destination de cette première semaine de voyage. Lorsque je me suis décidé d’ aller au Wordcamp WordPress de Lyon, j’ ai trouvé que, sur une telle distance, faire un aller-retour serait peu intéressant. Je ne connaissais pas Lyon et fort peu Marseille. Mais j’ y avais un contact qui pourrait m’ aider à faire mes choix photographiques. Donc, le programme de la semaine était trouvé: du lundi au jeudi, Marseille, et du jeudi au samedi, Lyon.
Le premier jour à Marseille fût un choc. Attendu, certes, mais un choc malgré tout: la chaleur était là pour m’ accueillir. Il est vrai que les jours ayant précédé mon départ de Bruxelles n’ avaient rien à voir avec une vague de froid, au contraire: pour un début de printemps, la température était plus que clémente. Je vous laisse donc imaginer ce qu’ il en était dans le sud de la France. Et plus particulièrement à Marseille, cuvette coincée en bord de Méditerranée.

Prise de contact

Pour cette occasion je m’ étais fait contrebandier, passeur de bières Belges. C’ est donc autour d’ une table de plus en plus couverte de cadavres que nous avons discuté de cette ville dont mon contact et sa femme, originaires du nord de la Loire, étaient tombés amoureux, il y a quelques années. Ajoutons à cela une discussion presqu’ ininterrompue sur des sujets comme WordPress et  la photo, en  plus de sa vision de cette ville choisie, et, la douceur de l’ air aidant, vous comprendrez que la nuit fût très courte: nous avons été dormir peu de temps avant le lever de soleil.
Cela explique une journée de fainéantise le jour suivant, celui de ma migration vers l’ hôtel choisi pour m’ accueillir les deux nuits suivantes.  Ce jour là, je suis juste descendu vers le « vieux port » qui n’ a plus rien de vieux, pour y réaliser une étrange série en me servant d’ une espèce de miroir géant installé horizontalement le long d’ un quai.

La Bonne mère comme point de vue

Le lendemain, je suis parti un peu au hasard dans la ville pour essayer de trouver quelques images intéressantes. Mes pas m’ ont faits gagner en altitude; je voulais trouver un panorama qui me permettrait de mieux voir celle-ci. Ceux-ci m’ ont mené vers un panneau « Bonne Mère », un souvenir confus d’ une soirée faite de bières revenant à la surface, je me suis dirigé vers ce somment.
Car il s’ agit bien d’ un sommet: la Bonne Mère domine l’ ensemble de la ville, et, est, de ce fait,  un point parfait pour réaliser des photos de paysages urbains.. De là, Marseille s’ offre à la vue, de la Méditerranée jusque’ aux premiers contreforts des Alpilles de Haute Provence. De là, j’ avais une vue imprenable sur Marseille, son Vieux Port, son bord de mer, ses alentours.

Arrivé vers onze heure, j’ en suis redescendu  peu avant trois heures, dans l’ après-midi. Y vivant des heures très chaudes qui m’ ont valu un sacré coup de soleil, mais également de superbes images. Il est une règle qui dit que faire des photos aux alentours de midi, sachant que l’ heure à laquelle nous vivons est près de deux heures en avance sur l’ heure solaire, du moins en horaire d’ été, l’ ensemble de ces photos ont été réalisées durant ces heures critiques, soit à l’ opposé de la règle, interdites par la bonne pratique.
Mais, déjà à l’ époque où je travaillais, en ce qui concerne la couleur, avec des dias, c’ étaient mes heures préférées: les ombres, dures mais minimales, structurent parfaitement les formes et favorisent, pour qui sait s’ en servir, l’ organisation de la photo.

Ici, j’ ai réalisé à plusieurs reprises le tour complet de la Bonne Mère, pour avoir des images semblables de Marseille sous différentes lumières et m’ assurer une possibilité de choix au retour.
Les heures ont passé, j’ ai fini par redescendre, collectant au passage mes dernières images de cette ville qui fait rêver: une des plus anciennes, si pas la plus ancienne de France, porte ouverte vers l’ Afrique, Marseille a, ou outre, été la source d’ inspiration d’ écrivains et des cinéastes.