Il y a quelques mois je me suis acheté sur e-bay une vraie chambre fin dix-neuvième. Non pas pour faire joli dans mon salon mais pour l’ utiliser en situation réelle, dans la rue ou en studio. Et honni soit qui mal y pense, car il y a chambre et chambre, la mienne étant technique.

Le seul problème était que peu de gens en avaient une dans mon entourage et donc j’ ignorais exactement comment m’ en servir ou le style de négatif à utiliser. Parce que le format était un peu particulier, voire grand par rapport au 4×5″ auquel j’ ai été habitué.

Parce que les ouverture de l’ optiques me semblaient étranges, parce que le dos me semblait mal adapté.

Et donc, jusque’ à la découverte du studio Baxton, mon achat me laissait perplexe. Je l’ ai d’ abord découvert au détour d’ une étroite ruelle du net, ai été fasciné par ses portraits au collodion humide et ai fini par y aller un samedi de soleil avant l’ arrivée de l’ hiver. Lorsque j’ ai dit être l’ heureux propriétaire de ce genre de jouet, Nicolas, le propriétaire du lieu,  m’ a vigoureusement invité à venir  lui montrer mon acquisition pour en la vérifier.Nous avons vérifié les lamelles de l’ ouvertures qui sont passées à la trappe parce que pourries et inutiles puisque « de toute façon, pour du portrait, tu l’ utiliseras toujours à pleine ouverture ». Des jours à obturer avec du ruban de velours à ajouter à certains endroits et un nouveau châssis porte film mieux adapté à la chambre.

Quelques conseils: « utilises du papier négatifs pour te faire la main et contretype les pour avoir un positif », « place les à l’ arrière d’ une plaque de verre de 2mm parce que ces châssis étaient  faits pour des négatifs sur verre », et me voici reparti sur le chemin de mes rêves.

La saison des festivals médiévaux s’ était terminée depuis quelques semaines, les participants sont, certes, courageux, mais pas fous: ils évitent donc les mois d’ hiver, et je me demandais comment aborder l’ année prochaine: d’ accord, j’ allais découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles têtes, même s’ il y a un noyau dur retrouvé un peu partout, de nouvelles ambiances, de nouvelles folies, mais la manière de les photographier resterait la même. Un boitier 24×36 rivé à l’ oeuil. Je n’ aime pas trop cette manière de photographier, surtout en reportage, mais c’ est la plus pratique.

J’ ai commencé la série avec un boitier film et caressait l’ idée de retravailler de cette manière, du moins en partie. J’ ai pensé, ensuite, utiliser mon Blad, transformé en boite à photo, avec son propre déguisement en bois.

Mais je n’ étais pas satisfait de mes idées. Il manquait l’ aspect rustique. J’ ai pensé à un simple « pinhole » mais le résultat serait trop aléatoire. Et puis, la solution, lumineuse: une « camera obscura », avec son labo ambulant, repliable dans une (très) grande boite.

Et,donc, une aventure à suivre au prochain épisode.

Eric Wayaffe
Photographe avant tout, j’ ai un certain nombre de cordes à mon arc. Même si la mise en page pourrait faire sourire un graphiste de profession, ce site est comme mes photos: sobre et structuré. Je joue avec WordPress depuis 2010 et j’ en suis arrivé à suffisamment son code pour intervenir dedans lorsque c’ est nécessaire. Même si j’ ai décidé de me faire aider par des rédactrices et rédacteurs professionnels, je suis l’ auteur d’ une bonne partie des textes figurants dans ce journal. Je sais que « une photo vaut mille mots », mais un joli texte pour mieux les mettre en valeur ne nuit certainement pas. Et ils peuvent également transmettre les impressions d’ autres personnes sur mes photos, un point de vue différent du mien.Quant à savoir qui je suis exactement, l’ ensemble de ces pages vous donneront suffisamment d’ indices afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.
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