Jusqu’ ici je vous ai montré une Prague nocturne à la fois vide ou peuplée de sortes de fantômes se hâtant vers de mystérieuses destinations.

Prague sous la neige, de jour

Cette fois-ci, le jour est levé, du moins officiellement. Car cette lumière laiteuse, grise, sans noirs ni blancs est bel et bien nommé jour. Les chutes de neige, plus ou moins violentes ne cessent d’ ouater le paysage, ainsi que les passants, forts rares, si j’ en crois ces photos.

Les couleurs n’ existent plus dans cette Prague là

Pendant une bonne partie de mon séjour, la neige n’ a cessé de tomber. Pas à gros flocons, mais une neige fine avec un ciel si bas… (vous connaissez la chanson). De ce fait à moins d’ être à quelques mètres de la silhouette, vous ne voyiez qu’ une espèce de bonhomme de neige gris foncé.

Et, même ainsi, les gens sont rarement vêtus de couleurs criardes, donc gris sur gris…

Le souvenir que je garde de ces journées ou de ces soirées, est bien souvent à l’ opposé du témoignage de ces photos. Ces photos ne sont pas nécessairement le témoignage exact de cette semaine: elles sont là interprétation de mon état de esprit à ce moment là.

Si je fouille ma mémoire, me revient une sensation d’ étouffement, d’ oppression comme si je déambulais au milieu d’ une foule compacte, alors que les passants étaient rares.

J’ étais à la recherche du moindre point de repère parce que la visibilité était souvent limitée à quelques mètres.

Le plan au sol de Prague

Cette sensation de tourner en rond a encore été accentuée par la plan de Prague, du moins dans ses quartiers historiques: si vous regardez sur un plan, vous verrez que cet ensemble de rues forment plus ou moins une série de cercles concentriques, reliés par des venelles, des passages voûtés et rarement traversés par de grands axes.

C’ est, m’ a-t-on dit, un plan défensif typiquement médiéval

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