Cette question, pourquoi utiliser Lightroom comme dérawtiseur ( alias le dératiseur), je me la suis posée suite à une conversation sur un groupe Facebook. 

Il ne s’ agissait pas d’ une discussion entre photographes, mais entre créateurs de sites web. 

Mon correspondant m’ a dit qu’ il travaillait sur un site web pour un client, photographe, qui ne voulait plus utiliser Lightroom, en place de quoi il utilisait un logiciel plus moderne.  Plus moderne en quoi, je l’ ignore.

Avantages et défauts de Lightroom

Je suis conscient des défauts de ce logiciel de chez Adobe, mais j’ y reste attaché.


Quels défauts a donc Lightroom?


Son principal défaut est son prix.

La politique tarifaire d’ Adobe, qui se fait payer via un abonnement mensuel, en fait un logiciel cher par rapport à la concurrence, même s’ il est proposé en pack avec Photoshop.


Le deuxième défaut de Lightroom est Photoshop.

Il est bien connu que Photoshop fait des miracles, mais ces miracles ont un coût: l’ apprentissage d’ un logiciel dont le photographe n’ utilise qu’ une toute petite partie.

En fait, je ne l’ utilise que lorsque les outils de Lightroom se révèlent insuffisants, ce qui est rarement le cas, et, essentiellement, pour de la photographie de modèles, lorsque je dois avoir une peau impeccable. Si ces quelques outils étaient intégrés dans Lightroom, je me passerais sans problème de Photoshop.


Le troisième défaut de Lightroom est son manque d’ innovations.

Entre une grosse modification de l’ interface de chargement des photos, il y a de cela quelques années, et complètement ratée, les utilisateurs ayant tellement montré leur mécontentement qu’ Adobe est revenu à l’ interface précédente, les modifications ont tendance à se faire au compte goutte, un détail après l’ autre, mais rarement de véritables innovations, hormis deux éléments ces dernières années: l’ introduction des LUTs et une possibilité de sélectionner une gamme de tons de pixels dans les masquages. 


Le quatrième défaut de Lightroom est l’ absence d’ outils présents ailleurs.

Et principalement en gestion des couleurs: l’ exemple vient de chez Capture One de Phase One, logiciel de développement RAW plutôt orienté moyen format, qui propose un système certes complexe, mais plus abouti, niveau colorimétrie, plus précisément dans les calques.


Enfin, le petit dernier mais pas le moindre des défauts de Lightroom, l’ absence de calques.

Je me suis toujours demandé ce qui a conduit Adobe à changer un système fonctionnant parfaitement, les calques de photoshop, pour un système plus complexe, les “zones masquées”: sa philosophie est certes plus proche de l’ expérience du labo classique, mais elle devient rapidement un vrai bordel en terme de gestion, une fois que vous dépassez une demi-douzaine de masques car, si vous revenez sur une photo quelques mois plus tard, à moins d’ avoir une procédure bien définie, il vous sera difficile de savoir ce que vous y avez fait. Alors qu’ il n’ aurait pas été compliqué d’ associer chaque tête d’ épingle à un calque décrivant le réglage effectué.

Cette absence de calques, empêche également de réellement tester des idées en désactivant ou réactivant l’ un ou l’ autre calque.

Et, en parlant de ces têtes d’ épingle, quelle idée de les avoir colorisée en gris!, passe encore sur une photo couleur, mais sur une photo noir et blanc, je vous souhaite bonne chance pour les retrouver rapidement.

A tout cela, il faut ajouter le manque d’ efficacité de l’ outil de correction, facilement remplaçable par son équivalent dans Photoshop, mais qui a envie d’ ouvrir ce dernier pour une simple correction?


 

Je suis un utilisateur de la première heure de Lightroom et j’ y suis resté fidèle, malgré l’ arrivée sur le marché d’ autres outils de dématriçage de fichier photo, terme savant pour « développer une photo ».


Donc quels sont les atouts de Lightroom?


Le premier atout de Ligtroom est indiscutablement son catalogue. 

Car Lightroom est d’ abord un créateur de catalogue, façon bibliotéquaire. 

Vous lui demandez de scanner votre disque dur et il trouvera toutes les photos qui s’ y trouvent, même le format « .png », ainsi que les vidéos.

Ensuite, vous n’ aurez plus jamais besoin d’ ouvrir le « finder » (Mac) ou l’ explorateur de fichier (Windows): tout se fera depuis l’ interface « bibliothèque » de Lightroom.


L’ API de Lightroom

A votre avis, qui gère les très nombreuses photos présentes sur ce site? Mais Lightroom bien sûr!

Lightroom possède ce qui, dans le monde des développeurs, se nomme une API. Celle-ci permet à de nombreux indépendants de créer des plugins venant y ajouter des fonctionnalités afin de vous faciliter la vie.

Et, cela, grâce à un plugin qui me permet d’ exporter mes photos directement dans la bibliothèque de photos de l’ administration du site web.


Le deuxième atout de Ligtroom est la grande souplesse de son module de développement.

L’ utilisateur a la possibilité de modifier de nombreux éléments, via soit des settings préinstallés, soit téléchargés gratuitement ou non depuis la boutique d’ Adobe, ou se créer ses propres settings, ce que j’ ai fait depuis longtemps.


Le troisième atout de Ligtroom est la gestion de la couleur via des profils colorimétriques

Attribuer un profil colorimétrique à une photo est la première chose à faire et, innovation récente, Adobe permet d’ utiliser des LUTs, particulièrement bien connus des vidéastes, ce qui modifie l’ ambiance de la photo et vous permet de commencer à créer votre signature visuelle.

Cette innovation a fait que je lui ai beaucoup pardonné au niveau de sa gestion couleur.


Le quatrième atout de Ligtroom est la capacité de retravailler une photo morceau par morceau.

Différents modules permettent de retravailler des éléments de photos tant en terme de colorimétrie que d’ exposition, contraste, … .


Le cinquième atout de Ligtroom est la capacité d’ être créatif.

A l’ inverse d’ autres logiciels de dématriçage qui vous proposent des solutions « clefs en main », l’ interface de développement de Lightroom vous laisse devant une page blanche: à vous de jouer avec les nombreux réglages qui feront d’ une photo Votre Photo, telle que vous l’ aviez imaginée à la prise de vue.

Ces réglages risquent de vous poser des problèmes pendant quelques temps, mais, si vous aimez tester des idées, vous apprendrez à en faire des alliés afin d’ avoir votre propre style photographique.


Le sixième atout de Ligtroom est sa version pour mobile.

Sous ce nom je regroupe trois éléments: celui du navigateur, peu utile, celui de bureau, pour qui ne veut pas investir dans le « vrai » logiciel et, enfin, l’ application pour tablette, le smartphone n’ entrant pas en ligne de compteà cause de la petite taille de son écran.

Pour l’ utiliser correctement mieux vaut avoir une grande tablette.

Il y a de cela plus d’ un an, j’ ai troqué mon ordinateur portable pour une tablette et, jusqu’ ici, cela ne m’ a pas vraiment handicapé.

J’ ai découvert, à cette époque, les vertus de Lightroom pour tablette et ai pu travailler immédiatement des photos à destination des réseaux sociaux. Cependant, son atout principal, ne résidait pas dans cette faculté: en fait les photos étaient stockées dans les nuages, en plus de ma tablette, et, une fois de retour, j’ ai pu les récupérer directement via le logiciel de bureau qui a une option “enregistrer les photos originales avec les corrections”, ce qui m’ a évité de jouer avec le disque dur externe que j’ avais emporté. (En voyage, je suis un peu parano, bien plus qu’ à l’ époque où j’ embarquais de nombreux films.)

Il y a quelques mois, est venue s’ y ajouter une nouvelle fonctionnalité: l’ importation des settings du vrai logiciel lightroom.

A l’ heure où j’ écris ces lignes, je suis sur le départ pour Valencia et testerai ces nouveautés de Lightroom mobile.


Conclusion

Si cet article vous a semblé très critique, c’ est parce qu’ il l’ est.

“Qui bene amat bene castigat”.

Eric Wayaffe
Photographe avant tout, j’ ai un certain nombre de cordes à mon arc. Même si la mise en page pourrait faire sourire un graphiste de profession, ce site est comme mes photos: sobre et structuré. Je joue avec WordPress depuis 2010 et j’ en suis arrivé à suffisamment connaître son code pour intervenir lorsque c’ est nécessaire. Même si j’ ai décidé de me faire aider par des rédactrices et rédacteurs professionnels, je suis l’ auteur d’ une bonne partie des textes figurants dans ce journal. Je sais que « une photo vaut mille mots », mais un joli texte pour mieux les mettre en valeur ne nuit certainement pas. Et ils peuvent également transmettre les impressions d’ autres personnes sur mes photos, un point de vue différent du mien.Quant à savoir qui je suis exactement, l’ ensemble de ces pages vous donneront suffisamment d’ indices afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.
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