Alicante s’étend entre la mer et la montagne, comme un trait de lumière posé sur la pierre.
La ville se construit dans la verticalité : en bas, le port et ses reflets ; au centre, les ruelles claires de la vieille ville ; au-dessus, la forteresse de Santa Bárbara, sentinelle ocre dans le ciel bleu.
Tout ici parle de lumière — une lumière dure, franche, sans détour, qui sculpte la ville autant qu’elle la révèle.
Dans les ruelles du vieux quartier, la photographie se heurte à la blancheur : murs blanchis à la chaux, ombres nettes, escaliers qui montent vers le ciel.
Chaque tournant devient une composition, chaque porte une trace de couleur sur la clarté.
La chaleur ne s’y cache pas : elle façonne le relief, épaissit l’air, transforme la lumière en matière.
C’est un lieu où le regard apprend la simplicité — où voir revient à suivre la ligne de la lumière.
Depuis les hauteurs du château, la mer s’impose comme une respiration immense.
Son bleu tranche avec l’ocre des pierres, ses reflets glissent sur les remparts.
En contrebas, la ville paraît calme, géométrique, presque abstraite.
Photographier Alicante, c’est composer avec ces lignes et ces silences, ces passages d’ombre et d’éclat.
La lumière y agit comme un sculpteur patient, révélant l’équilibre entre le solide et le mouvant.
Mais Alicante n’est pas qu’un décor : c’est un espace de sensations.
Le vent, l’air salé, le bruit régulier des mâts dans la marina rappellent que la mer est toujours là, juste au bord du cadre.
Dans cette ville, la couleur et le noir et blanc se répondent naturellement, comme deux lectures d’une même réalité.
L’une parle de chaleur, l’autre de forme — ensemble, elles racontent la clarté méditerranéenne.