À quel âge et avec quels moyens avez-vous commencé la photographie ? Quel fut ensuite votre parcours de photographe jusqu’à ce travail en ligne sur le site « Ombres et Lumières » ?(question: Gaelle Aubin)

Les tous débuts

Je pourrais dire que j’ ai presque toujours eu un boîtier entre les mains. Comme beaucoup de photographes de mon âge, j’ ai eu un père qui, s’ il était dans la catégorie des photographes amateurs, connaissait son matériel et, lorsqu’ il en avait le temps, savait s’ en servir.

Mon tout premier appareil photo, je devais avoir huit, neuf ans, a été une “boite Kodak”, un appareil photo rudimentaire apparu dans les années cinquante et qui se chargeait avec du film “120”, un film d’ une largeur de six centimètres, ce qui palliait au manque de définition de l’ optique, et permettait de faire douze photos carrées.

L’ optique n’ avait aucun réglage d’ ouverture et la mise au point était réglée sur l’ hyperfocale, ce qui veut dire que l’ image était nette entre quelques mètres de distance et l’ infini. Le seul réglage possible était celui de la vitesse d’ obturation.

Dans les années qui ont suivi, j’ ai eu la version moderne de cet appareil photo, un “instamatic”, pas réellement plus évolué, mais acceptant une pellicule plus classique, l’ habituelle 24×36 ou 35mm.

Par la suite, je devais avoir treize, quatorze ans, mon père m’ a appris à me servir de son Leica.

Mes boîtiers photos

Mon premier appareil photo

Quelque années plus tard, lorsqu’ à la veille d’ un départ pour un voyage de langues en Angleterre, je lui ai dit “bien sûr tu me prêtes ton Leica”, je me suis retrouvé avec un Nikkormat flambant neuf entre les mains.

Et ceux qui ont suivi

Depuis, j’ ai égrainé la gamme de chez Nikon: FE2, FA, F6 et, finalement, pour mon passage à la photographie digitale un D3. En règle générale, en commençant dans une marque photo, on y reste, c’ est un peu comme un mariage, c’ est pour la vie. Mais il y a à cela des raisons pratiques: d’ abord, avec le temps, se construit un parc d’ optiques, des objectifs, et changer de marque serait trop onéreux. Ensuite chaque grande marque, comme Nikon ou Canon, ont leurs petites manies sur la manière d’ organiser un boîtier photo, ce qui rend le changement encore plus gênant parce qu’ il faut réapprendre mille petits gestes qui sont devenus des réflexes.

Ce n’ est que dernièrement que je leur ai fait une infidélité, le boîtier X-Pro2 de chez Fujifilm.

Mais quel photographe peut résister à cette gamme d’ appareils photos?

Un capteur du niveau de mon D3, en terme de définition d’ image, une électronique qui fait de ce petit boîtier un bijou de technologie, mais surtout une taille qui le rend extrêmement discret en photo de reportage. Je connais plusieurs photographes qui ont échangé leur matériel photo pour acheter chez Fuji, uniquement pour cette raison.

Avec un dernier gros petit plus: comme il s’ agit d’ un boîtier télémétrique, il ressemble furieusement au Leica de mon adolescence et passe souvent pour un appareil chargé avec du film, ce qui me rend bien moins suspect.

Mais je digresse.

Ma vie de photographe

Je ne me destinais pas à être photographe.

Ma formation initiale

Comme beaucoup d’ adolescent né dans les années ‘60, j’ avais été nourris aux mots “aies d’ abord un bon diplôme”, après tu feras ce que tu voudras.

Donc je me suis engagé dans la voie universitaire, chez les ingénieurs en plus! J’ étais curieux, et le suis toujours, des sciences et de tout ce qui tourne autour, plus spécialement de l’ informatique. Mais tout cela est une autre histoire.

Après des études jamais finies et un parcours “professionnel” plutôt chaotique, j’ ai décidé de revenir à mes premières amours, la photo.

Retour à la case départ.

Mon apprentissage de la photo

A ce moment là, j’ ai dépassé la trentaine et 1990 est derrière moi.

Cela fait un moment que je n’ utilise plus régulièrement un appareil photo, du moins pas assez pour m’ improviser photographe professionnel. De plus, à cette époque, le métier de photographe était réglementé et, pour le pratiquer, il fallait soit avoir un diplôme d’ une école reconnue soit passer un examen devant ce qui se nommait « le jury central ».

Je ne me voyais pas retourner sur les bancs de l’ école et subir des cours magistraux. Par contre, il existait, et existe toujours, ici, à Bruxelles, un système intéressant: les académies des arts et métiers, en cours du soir. Je m’ en suis donc trouvé une pas trop loin de chez moi et dont le professeur, responsable de l’ atelier photo, se voulant plus guide qu’ enseignant me permis de faire de rapides progrès.

Du début à la fin d’ une première vie

J’ ai petit à petit commencé à travailler pour de petites agences de presse en freelance avant de me lancer dans ma première grande aventure de photographe: un peu plus de dix ans ans avant cela, j’ avais découvert l’ île de Madère en tant que touriste, mais m’ étais promis d’ y revenir un jour comme photographe.

Un premier séjour de trois semaines a été suivi de biens d’ autres de plus en plus longs jusqu’ à y résider deux ans, entre 2004 et 2006, ce qui a marqué la fin d’ une époque, tant personnelle que professionnelle. J’ y étais allé essentiellement pour faire de la photographie de paysage et quelques reportages, et y ai fait beaucoup de photos de modèles.

Mais revenons un peu en arrière.

Cette décennie m’ a vu organiser des expositions de mon travail, réaliser des reportages sur différents sujets, comme le blocage de Bruxelles par des camionneurs en grève, tout cela essentiellement en noir et blanc. Mes voyages sur madère avaient fait de moi le photographe Bruxellois de référence pour cette île. Je collaborais également avec une banque d’ images à qui était destinée la majeure partie de ma production de photos couleur sous forme de dias.

Pourquoi le noir et Blanc?

A l’époque je ne travaillais avec des films couleurs, dias, ekta dans le jargon du métier, ou négatifs, que lorsque j’ avais un client qui acceptait d’ en payer les frais de développement ou une chance raisonnable de vendre à un magazine, via la banque de image. La couleur leur était destiné, et la photo noir et blanc plutôt réservée aux expositions.

Le noir et blanc était bien plus souvent un choix économique qu’ esthétique, ce qui a formé, non seulement ma façon de voir, de regarder, mais également de travailler mon original, que ce soit du film, négatif ou positif, ou de la photographie digitale pour obtenir un rendu final qui m’ est propre.

Un tournant dans la photographie et son exposition, elle devient un média en soit.

Ma vie sur Internet

La fin des années nonante a vu naître en Belgique, trois phénomènes qui allaient révolutionner la décennie suivante et s’ imposer dans celle d’ après: l’ ordinateur portable, la photographie digitale et internet.

Si la photographie digitale m’ a longtemps laissé dubitatif, aucun appareil photo équipé d’ un capteur ne me semblant capable de rivaliser avec le bon vieux film, j’ ai de suite plongé dans le monde mystérieux d’ internet: j’ ai donc commencé par scanner et graver sur CD mes tirages photos, et me suis inscrit sur plusieurs forums photos. Je y ai donc passé bien des heures à partager mes photos, à en discuter, à me créer mes premiers portfolios en ligne grâce à l’ ordinateur portable de ma femme. En faisant un recherche sur mon nom, vous pourrez encore trouver des traces que je qualifierais volontiers d’ archéologiques, de mon passé en ligne de photographe (Art Majeur, Deviantart, Art wanted en sont des exemples).

Création de mon site

Les choses évoluant, j’ ai fini par créer un site web pour rester maître de mon destin. Le premier sous la forme « .be », ensuite, lorsqu’ il a été disponible,  sous la bannière européenne en « .eu ». Il a connu plusieurs formes, du simple HTML au Flash, avant d’ enfin être propulsé par WordPress.

Comme j’ ai horreur de faire simple, j’ ai créé chacun de mes sites webs. Actuellement, je peux dire avoir une bonne maîtrise du codage façon WordPress.

Les contenus de ce site représentent ces sept, huit dernières années de ma vie de photographe et a le projet un peu fou de me faire vivre uniquement de la vente de tirages de mes photos, avec un peu de conseil en photographie.

Les sujets photographiques traités ces dix dernières années

Après mon retour de Madère, j’ ai beaucoup travaillé avec des modèles photos et des magasins de lingerie, mais ces photos, presque entièrement sur films ne sont pas disponibles sur ce site.

A l’ époque de l’ achat de mon premier appareil photo digital, je me suis retrouvé devant une forme de crise de créativité, façon la page blanche de l’ écrivain: j’ avais l’ impression de tourner en rond dans mon travail avec modèles. De plus, je me suis assez vite rendu compte que la maîtrise de la photographie couleur digitale n’ allait pas être aussi simple que celle en noir et blanc pour laquelle je n’ ai fait que transposer mes techniques de labo au travail sur ordinateur. J’ ai donc décidé de changer de registre photographique: je suis revenu au reportage sur les sujets les plus divers, même si deux grandes tendances se dégagent: le milieu de la reconstitution médiévale et la ville de Valence.

Il est difficile de résumer une vie en quelques lignes, d’ où cet espèce de pavé point trop indigeste, j’ espère.

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