Cette année, le marché médiéval d’ Etterbeek, s’ est réduit, pour moi, à peu de choses: non pas que je ne lui ait consacré du temps, au contraire, j’ y suis resté les trois jours pleins, y passant plus de temps que ces dernières éditions, non pas que qu’ ce marché médiéval se soit drastiquement réduit en taille, il était même plus grand encore, mais je suis resté concentré sur une zone bien précise, celle de la lice installée par une école d’ escrime médiévale, version Espagnole: la Verdadera Destreza.

La verdadrea destreza, une école d’ escrime historique 

La verdadera destreza est une escrime inventée en Espagne tant par la nécessité pour l’ armée Espagnole, qui combat un peu partout en Europe, d’ avoir une méthode de combat leur permettant d’ affronter des adversaires différents, que par des théoriciens qui créent un modèle mathématique de ce que devrait être l’ escrime.

Un maitre d’ arme aux mouvements de Torero, de danseur sur le fil du rasoir

Les deux années précédentes, j’ avais été fasciné non pas par les combats en armures, ces boites de conserves qui se tapent dessus comme me l’ a dit une passante, mais par la maîtrise et le style d’ un maître d’ arme Espagnol.Il avait une facilité déconcertante à se mouvoir et à utiliser l’ épée à deux mains. L’ objet, surtout la sienne, n’ est pas vraiment lourd, moins de deux kilos pour les plus légères, mais entre ses mains elle semblait avoir le poids d’ une plume.A cela, ajoutez la fascination du gosse que je suis resté pour certaines choses: jouer avec de vraies épées, quel bonheur!, et vous comprendrez que j’ aie fini par craquer. Surtout à force de parcourir ces campements médiévaux avec des gens en armes. Je voulais donc la mienne et, surtout, apprendre à m’ en servir. Je voulais pouvoir jouer avec eux.

Les premiers écrits datant de la deuxième moitié du seizième siècle, nous somme donc loin de l’ époque médiévale, du moyen âge.

Mais ce qui intéressant, c’ est la possibilité de traduire cette théorie pour n’ importe quelle arme blanche, donc les épées longues, et celles utilisées conjointement avec un bouclier.

Nous revenons donc au médiéval

Juan Lo Negre, le maitre d’ armes qui me convient et enseigne son art avec décontraction.

Parce que je l’ avais beaucoup photographié, j’ avais gardé le contact avec « Juan Lo Negre », nom de scène pour ce maître d’ arme qui revêt une armure Maure pour ses apparitions publiques. Je savais qu’ il donnait des cours d’ escrime historique pas trop loin de chez moi. Alors, le moment venu, mélange de réorganisation de mon temps, d’ envie de plus en plus pressante et de besoin impérieux, j’ ai fini par m’ y inscrire.
Là, dans la salle de gymnastique d’ une petite école primaire près de Tomberg (Bruxelles), j’ ai commencé mon initiation avec… des épées en bois.

Que trouve-t-on sur un marché médiéval? Et plus particulièrement au marché médiéval d’ Etterbeek?

Des marchands d’ armes médiévales, copies de celles utilisées au moyen âge.

L’ achat de mon « cure dent » ou mon épée à deux mains, version moderne d’ une épée médiévale.

Comme j’ étais sur place, au marché médiéval d’ Etterbeek, avant la foule, j’ ai fait le tour des forgerons venus proposer leurs armes médiévales, épées, casques, haches, dagues, lances, rapières, …, à la convoitise du public. J’ aurais voulu acheter une épée superbement décorée, vue chez un marchand proposant de nombreux autres objets, mais Juan me la déconseilla, « trop fragile ». Pas loin de la lice il y avait un autre marchand d’ épées, et, là, c’ était du sérieux, voire du lourd: du bel et bon acier en provenance de Pologne, la plupart des marchands sérieux, ceux ayant une forge à l’ ancienne et travaillant le fer suivant des méthodes presque médiévales, viennent de pays comme la Pologne, et surtout la République Tchèque.Son nom de baptême provient de la remarque faite par un « ami Facebook » qui, en voyant une photo de moi avec celle-ci m’ a dit avoir fait un temps de l’ escrime, mais pas avec ce genre de cure-dent. J’ ai donc décidé que ce nom allait lui rester.

Les photos réalisées durant ces journées, au marché médiéval d’ Etterbeek

J’ ai donc passé ces trois jours, ou presque, autour de la lice, à discuter avec des badauds, des curieux qui voulaient en savoir plus sur un peu de tout, nos armes, leur poids, essayer dans la lice, si c’ était cher, comment s’ inscrire au cours, …. .
Mes photos ce sont donc réduites à cet espace de quelques mètres carrés, à une extrémité du marché, dans la zone des campements.
Juan Lo Negre s’ y est, en compagnie de quelques autres membres avancé du cours, livré à quelques confrontations, façon escrime de spectacle comme vous la voyez dans les films, ou à des combats plus réalistes avec des protections.

Eric Wayaffe
Photographe avant tout, j’ ai un certain nombre de cordes à mon arc. Même si la mise en page pourrait faire sourire un graphiste de profession, ce site est comme mes photos: sobre et structuré. Je joue avec WordPress depuis 2010 et j’ en suis arrivé à suffisamment son code pour intervenir dedans lorsque c’ est nécessaire. Même si j’ ai décidé de me faire aider par des rédactrices et rédacteurs professionnels, je suis l’ auteur d’ une bonne partie des textes figurants dans ce journal. Je sais que « une photo vaut mille mots », mais un joli texte pour mieux les mettre en valeur ne nuit certainement pas. Et ils peuvent également transmettre les impressions d’ autres personnes sur mes photos, un point de vue différent du mien.Quant à savoir qui je suis exactement, l’ ensemble de ces pages vous donneront suffisamment d’ indices afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.
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