Celle-ci est la suite logique de ma “période Médiévale”, même s’ il écoulé un temps assez long, deux ans, entre ma découverte et mon inscription. De plus, elle n’ entre pas vraiment en ligne de compte dans ma vie photographique, si ce n’est, qu’ au fil du temps, j’ ai fini par prendre en charge l’ aspect communication du club.

La révélation: la découverte des AMHE

Retour au point de départ. Dans l’ article sur ma “période Médiévale”, je vous ai parlé des clubs AMHE pour Art Martial Historique Européens.
En fait, lors de ma toute première visite au marché médiéval d’ Etterbeek, j’ y ai vu officier un combattant qui avait un style bien différent des boites de conserves, comprenez combattants en armure, qui se tapaient dessus un peu plus loin. Il avait ce “je ne sais quoi” qui lui permettait d’ allier grâce et efficacité. Une fluidité des mouvements mais tout en économie de l’ effort. Cela m’ a rappelé mon prof de Judo, il y a de cela plus de quarante ans, qui enseignait un art du combat fait de souplesse, de rapidité et parfaitement en phase avec la philosophie du judo: se servir de la force de l’ adversaire.
J’ ai toujours aimé les sports de combat et, à l’ époque, j’ étais en manque de sport tout court. J’ ai donc commencé à envisager de m’ inscrire à son club.
Entre ce moment et mon inscription, il m’ a fallu un peu moins de deux ans, temps nécessaire à réorganiser mon emploi du temps.

J’ ai, au sein de ce qui est devenu Bruselas Destreza, commencé à découvrir l’ art de gentiment trucider mon prochain, à l’ aide d’ une épée et plus particulièrement une épée longue, dite à deux mains, puisqu’ elle nécessite l’ emploi des deux mains pour être efficace, ainsi que de la Rapière, popularisée par de nombreux films de cape et d’ épée, et notamment la série des “Trois Mousquetaires”.
Avec une bizarrerie puisqu’ on les associe immanquablement à la Rapière, alors que leur arme principale était… le mousquet, d’ où leur nom.

La Verdadera Destreza

Bruselas Destreza

Bruselas Destreza est donc un club d’ AMHE, d’ inspiration Espagnole.
Chaque club d’ AMHE se réfèrant à des traités d’ escrime écrits pour les plus anciens au bas moyen âge, ou moyen âge tardif. Ce qui fait notre spécificité, est tout à la fois l’ époque et le type d’ épée pour lequel ce traité a été écrit. Alors que, comme dis ci-dessus, la plupart ont été écrits au moyen âge tardif, donc pour l’ épée longue, le nôtre l’ a été lors de la Renaissance pour la Rapière.
Mais, alors, quid de l’ épée longue?

Peut-on utiliser la Verdadera Destreza pour n’ importe quelle arme blanche?

En fait ce traité sur la pratique de la “Verdadera Destreza” est plus une philosophie de l’ art du combat à l’ épée qu’ un traité décrivant différentes techniques et est donc applicable tant à de nombreuses armes, qu’ au combat à main nues.

Qu’ est que la « Verdadera Destreza »

Pour faire court, sinon j’ y passerai le reste de la journée, disons que ce livre décrivant la « Verdadera Destreza », datant de 1569 et écrit par Jeronimo Sanchez de Carranza sous le titre « La philosophia de las armas » commence par définir une série d’ espaces, comme celui de la “sécurité absolue”, où le combat ne peut pas commencer, celui où les armes se touchent et le combat commence et, enfin, celui de la zone mortelle, c’ est à dire où, en tendant le bras, vous touchez votre opposant, tout en sachant qu’ il peut, également, vous toucher. Ensuite, il définit toute une série de postures dans laquelle vous êtes dans une sécurité relative. Ces postures sont basées sur les formes géométriques que sont les triangles. A partir de là, l’ auteur commence à parler des mouvement faisables en fonction des positions d’ épées, tout en vous gardant en sécurité, vous donnant un “avantage” sur votre opposant, avantage qui peut être converti en une touche si ce dernier ne fait rien.

Pour en savoir plus, je vous propose de lire l’ article de Wikipedia sur le sujet de la “Verdadera Destreza“.

Ceci peut paraître bien complexe, et, mis par écrit, cela semble l’ être, ayant lu un livre d’ un maître d’ armes Français que j’ ai eu du mal à suivre, un autre livre d’ un maître Espagnol qui attend mon prochain voyage en avion pour être lu, pourtant, dans la pratique, c’ est assez simple, du moins pour un ancien judoka ayant longtemps pratiqué: les déplacements des pieds sont forts similaires ainsi que la manière de bouger son corps.

Ma période “Bruselas Destreza” dure encore et durera encore de nombreuses années


Dommage, il n' y a pas de projet lié
Eric Wayaffe
Photographe avant tout, j’ ai un certain nombre de cordes à mon arc. Même si la mise en page pourrait faire sourire un graphiste de profession, ce site est comme mes photos: sobre et structuré. Je joue avec WordPress depuis 2010 et j’ en suis arrivé à suffisamment connaître son code pour intervenir lorsque c’ est nécessaire. Même si j’ ai décidé de me faire aider par des rédactrices et rédacteurs professionnels, je suis l’ auteur d’ une bonne partie des textes figurants dans ce journal. Je sais que « une photo vaut mille mots », mais un joli texte pour mieux les mettre en valeur ne nuit certainement pas. Et ils peuvent également transmettre les impressions d’ autres personnes sur mes photos, un point de vue différent du mien.Quant à savoir qui je suis exactement, l’ ensemble de ces pages vous donneront suffisamment d’ indices afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.
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