Le portrait fait partie de mon adn de photographe.

Pas depuis le début, parce que tirer le portrait d’ un paysage est une chose, comment dire, compliquée pour le moins. Mais, même à cette époque, j’ avais une tendance au cadrage serré, façon portrait, pour couper dans le paysage. Alors pour y remédier j’ ai commencé à travailler au grand angle.

D’ aussi loin que je me souvienne, j’ ai toujours aimé les cadrages serrés. Dans ma vie de photographe il y a eu deux périodes, celle de l’ amateur passionné et celle du professionnel.

Lors de la première période, mon type de photographie était le portrait « volé ». Volé, non pas parce que j’ étais invisible ou trop loin pour que mon sujet s’ en rende compte, mais parce que saisi « au vol ». Mon entourage avait l’ habitude de me voir avec un appareil photo et n’ y prêtait donc plus attention. Je pouvais alors « fixer » mon sujet un temps indéfini dans l’ attente de la bonne expression, de la bonne position de tête afin d’ avoir une lumière idéale. Il est vrai qu’ à l’ époque, un boitier muni d’ un téléobjectif restait relativement discret.

Lorsque j’ ai décidé de « passer pro », comme on dit dans le sport, je me suis astreint à une période de formation et le portrait n’ a pas été au centre de mes préoccupations. J’ avais besoin de me perfectionner dans un style plus généraliste.

Le portrait est venu plus tard, lorsque j’ ai abordé le travail de studio et ses techniques particulières. A partir de ce moment là, ma photographie s’ est de plus en plus orientée vers un style allant du portrait au glamour/mode. J’ ai de plus en plus travaillé avec des modèles. Et, très vite, j’ ai recommencé à rechercher des visages expressifs en cadrant droit dessus. Au point de devoir instaurer un rythme de travail qui partait du cadrage « visage » au plan en pied avec X photos par cadrage. Pour garder une certaine diversité.

Et est venu le temps où ce genre de photo m’ a lassé. Non pas que je n’ aimais plus mais parce que j’ avais la sensation de tourner en rond. J’ ai donc fait une forme de retour aux sources en réalisant pas mal de photos typées reportage. Et, là, surprise, en contrôlant mes premières prises de vues du genre j’ ai réalisé que la majorité de mes photos étaient des portraits. Je me suis donc repris en main et ai cherché à diversifier mes points de vues.

Cependant, puisque cet article parle de portraits, je me propose de vous montrer ceux réalisés lors des marchés médiévaux que j’ ai visités ces deux dernières années. Ceux-ci montrent les participants parfois sortis de leur cadre, parfois dans un contexte plus reconnaissable, parfois en groupe.

Pour ce genre de photographie j’ ai pris l’ habitude de travailler avec un 105mm qui me permet tout à la fois de garder une certaine distance avec mes sujets tout en gardant un contact visuel étroit lorsque je le juge nécessaire.

Eric Wayaffe
Photographe avant tout, j’ ai un certain nombre de cordes à mon arc. Même si la mise en page pourrait faire sourire un graphiste de profession, ce site est comme mes photos: sobre et structuré. Je joue avec WordPress depuis 2010 et j’ en suis arrivé à suffisamment son code pour intervenir dedans lorsque c’ est nécessaire. Même si j’ ai décidé de me faire aider par des rédactrices et rédacteurs professionnels, je suis l’ auteur d’ une bonne partie des textes figurants dans ce journal. Je sais que « une photo vaut mille mots », mais un joli texte pour mieux les mettre en valeur ne nuit certainement pas. Et ils peuvent également transmettre les impressions d’ autres personnes sur mes photos, un point de vue différent du mien.Quant à savoir qui je suis exactement, l’ ensemble de ces pages vous donneront suffisamment d’ indices afin de vous permettre de vous faire votre propre opinion.
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