Imprimer une photo, quoi de plus simple me direz vous: on injecte son fichier dans un imprimante, si la photo est digitale, et le tour est joué.

Et bien non!, mille fois non!!!!

Rappelez vous, dans les articles précédents, j’ ai parlé de la mémoire photographique, de votre mémoire qui doit devenir photographique. Parce que c’ est là que se formera la photo, une fois passé un peu de temps, lorsque les contours du souvenir ne seront plus aussi nets, une fois que votre imaginaire l’ aura retravaillée en la magnifiant.

C’ est une des raisons pour lesquelles je n’ aime pas me jeter sur mon ordinateur, pour simplifier je vais postuler que tout un chacun, comme l’ immensité majorité des gens, font de la photographie digitale, parce que je serai trop objectif. 

Dans un premier temps, je vais récupérer mes photos, y appliquer un traitement de base, les renommer, y ajouter les données nécessaires à une bonne gestion, et puis je laisserai le temps faire son oeuvre, pour laisser s’ en aller le sentiment d’ urgence que je ressens lors de la prise de vues, pour également laisser s’ évanouir dans le lointain une certaine émotion, un certain enthousiasme, ressentis lors d’ une prise où tout se passe bien, trop bien, ou ceux ressentis lors de l’ évènement que vous photographiez.

Avant d’ imprimer, il va falloir décider quelle photo sera digne d’ une parution et celle qui ne le sera pas. Ensuite, il vous faudra décider d’ une certaine ligne éditoriale, le “que veux-je dire”? Et, pour cette étape, il faudra avoir la tête froide, plus que froide même.

Je m’ explique.

Avant l’ ère du digital, où chaque “clic” avait son prix, le photographe décidait du nombre de films qu’ il emportait et donc du nombre de photos qu’ il allait faire. De là, la nécessité de bien réfléchir au style de photos dont on avait besoin: par exemple le photographe qui travaillait pour une agence de “news”, qui vendait à la presse quotidienne, n’ allait pas ramener d’ un évènement, les mêmes photos qu’ un autre photographiant exactement la même chose, mais dans le but de réaliser un travail personnel portant sur un fait de société. Dans le même temps, il cherchaient l’ “angle idéal” avant de déclencher afin de minimiser le nombre de photos faites, ou plus exactement maximiser l’ emploi des films.

Maintenant, avec la capacité de réaliser une infinité de photos avec des cartes mémoires de tailles respectables, je ne dis pas qu’ elles n’ ont aucun coût, mais qu’ il n’ y a plus de limite de films à respecter, cette approche a changé: s’ il est bon d’ avoir une idée de ce que nous voulons rapporter et montrer, afin de ne pas trop se disperser, il est possible de se laisser distraire de son but si une possibilité de bonne photo est à portée de main, ou, dans des situations plus statiques, d’ essayer une autre solution de cadrage après avoir réalisé la photo évidente, celle qui nous a attiré l’ œil?

D’ où la nécessité, une fois de retour à sa base, de faire un grand ménage dans les photos réalisées. Je ne dis pas de les supprimer, mais de choisir judicieusement celles qui feront partie de l’ étape suivante, nommée “post production”, anciennement “laboratoire”.

Il y a de cela quelques années, disons 6-8 ans, à un moment où la photographie digitale n’ avait aussi totalement gagné les habitudes photographiques, j’ avais été invité au vernissage d’ une exposition organisée par de tous frais photographes venant de recevoir leurs diplômes.

J’ avais parcouru cette exposition et me suis posétrès vite une question: si au lieu d’ être regroupées par sujets, on avait mélangé les photos de cette exposition, serais-je encore capable de dire qui a fait quoi. Certaines séries se démarquaient, surtout celles traitées en noir et blanc, socle de la culture photographique, mais les autres, hors leurs tailles variables qu’ est ce qui les rendaient différentes pour chaque auteur?

J’ avais, je ne sais plus à quelle occasion croisé l’ un des participants à cette exposition, d’ où mon invitation.

J’ avais donc fini par poser ces questions: “Pourquoi ces photos se ressemblent-elles toutes”, “pourquoi les couleurs sont-elles si ternes?”

Et, la réponse, suffisament surprenante que pour engendrer un débat fût: “parce que ce sont les couleurs vraies, celles sorties des capteurs”.

Et moi d’ essayer de leur démontrer qu’ il n’ y a pas de couleur vraies et que celles issues des capteurs sont déjà une interprétation du fabriquant de l’ appareil photo. Mais j’ avais l’ impression de parler à un mur, jusqu’ à un de leur prof n’ intervienne, juste après ma remarque: “lorsque on utilisait des films, les photographes choisissaient le films en fonction de la prise de vue et du rendu désiré”. Remarque qu’ il a appuyée de son autorité et a réduit ses anciens élèves au silence.

De cela, que faut-il retenir?

De prime abord, je dirais que le travail de post production est absolument nécessaire mais qu’ il a d’ étrange ressemblances avec la prise de vues: vous vous rappelez le mélange de l’ eau et du feu?

Il a un côté très technique, en ce qui concerne le réglage des ombres et des hautes lumières, voire du contraste, avec, le choix, primordial, que vous ferez entre la couleur et le noir et blanc.

Mais il y aussi des paramètres où vous serez seul maître à bord en décidant de l’ esthétisme de votre photo: un peu comme un peintre devant une toile vierge et qui décide de la palette de couleurs à appliquer. Certaines parties seront votre façon de voir cette photo et devront vous correspondre. Rappelez vous lorsque je parlais, au sujet de la prise de vues, de bien mémoriser votre image, avec un brin d’ imaginaire. C’ est ici que cet imaginaire intervient.

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