Prague, une journée peuplée d’ ombres blanches

Jusqu’ ici je vous ai montré une Prague nocturne à la fois vide ou peuplée de sortes de fantômes se hâtant vers de mystérieuses destinations.

Cette fois-ci, le jour est levé, du moins officiellement. Car cette lumière laiteuse, grise, sans noirs ni blancs est bel et bien nommé jour. Les chutes de neige, plus ou moins violentes ne cessent d’ ouater le paysage, ainsi que les passants, forts rares, si j’ en crois ces photos.

En fait le souvenir que je garde de ces journées ou de ces soirées, est entièrement à l’ opposé du témoignage de ces photos. Mais, car il y a un gros mais. Le civil connaît suffisamment le photographe que pour savoir que ces photos ne sont pas nécessairement le témoignage exact de cette semaine. Si je fouille ma mémoire, me revient une sensation d’ étouffement, d’ oppression comme si je déambulais au milieu d’ une foule compacte. A la recherche du moindre point de repère parce que la visibilité était souvent limitée à quelques mètres.

Et, donc, ou est la limite entre l’ imagination du visiteur perdu dans une ville inconnue et celle, bien plus sélective du photographe qui voulait, même inconsciemment, montrer quelque chose.