Prague sous la neige, nuits peuplée de fantômes

Continuons notre visite de Prague sous la neige, la nuit, mais peuplée cette fois-ci.

Dans l’ article précédent, je vous ai surtout présenté des photos d’ une ville enneigée, mais vide, sans visiteurs, presque sans âme, un désert blanc. A la limite de l’ apocalyptique. L’

idée était de parler de Noël blanc et cette ville déserte renforçait cette sensation.
Mais j’ ai croisé d’ autres fantômes errants, se hâtants vers d’ improbables destinations, silhouettes indéfinies, visages à peine perçus, ou passants éphémères, avançants dans une autre dimension, parfois se déplaçants à une vitesse comparable à celle de l’ éclair, parce que mieux équipés que la moyenne.
En choisissant la date de mon voyage, j’ avais, très secrètement, espéré avoir de la neige. Mais je m’ étais dit que si je n’ avais que de la pluie je serais comblé. Je pensais surtout réaliser des clichés de fin de journée, voire de début de nuit de cette ville. Et, donc, m’ étais préparé à un temps pluvieux. Mais pas la neige.

Cette ville, du moins dans les anciens quartiers, est très particulière: son plan au sol ressemble à une série de triangles concentriques, même si google nous dit l’ inverse. Imaginez vous déambulant dans les artères principales, avec une visibilité réduite à quelques mètres par des chutes de neige qui avaient une tendance certaine à attendre la fin du jour pour redoubler d’ effort,  essayant d’ avancer en ligne droite sans trop savoir si vous avanciez vers le nord ou le sud, utilisant des ruelles ou ce qui peut apparaître comme des passages secrets, en franchissant des portes donnant sur de sombres traverses coupant des blocs d’ immeubles. Et, même si vous y  aviez fait une reconnaissance durant les quelques heures de jour, la pénombre changeait tout. La neige, illuminée par les réverbères et autres lumières, devenait un rideau de camouflage, vous empêchant de retrouver vos repères.

Le premier soir, j’ ai vraiment ressenti cette sensation de solitude, voire d’ enfermement, même si j’ ai croisé de nombreuses personnes. Et les soirs suivant ont à peine été plus rassurants.
Et donc dans cette deuxième série je vous livre une série d’ images peuplées d’ âmes en peine, se hâtant à des vitesses diverses vers un but improbable.