Making off

 

Vous êtes curieux de savoir quelles seront les photos exposées?

 

Vous voulez savoir qui m’ a permis de les réaliser?

 

 

Vous voulez savoir comment elles ont été faites, quelles techniques j’ ai utilisé?

 

 

Vous voulez savoir comment ces photos seront présentées?

 

 

 

Je peux déjà vous dire que les modèles qui seront représentés dans cette exposition sont Belges, Madèriens , Tchèques, avec la présence d’ une Brésilienne qui résidait en Belgique, d’ une Asiatique de passage.
Elles ont été photographiées en paysages naturels, dans une crique près de Funchal, dans une maison d’ un ami à l’ autre bout de l’ île, mais aussi en studio, en Belgique ou Madère. En Belgique, j’ ai eu également eu recours à des lieux pleins d’ athmosphère où j’ ai pu travailler en lumière naturelle.
Il y a un an, j’ étais à Prague, tout à la fois pour photographier la ville de nuit, mais aussi pour réaliser un shooting avec un modèle Praguois, avec l’ aide d’ une équipe connaissant les ressources de la ville. Ces photos ont été réalisées dans décor d’ un appartement loué pour l’ occasion.

Je peux également vous dire que ces photos n’ auraient jamais pu être réalisées sans un certain nombre de collaborations.

 

Ainsi Estelle et Tinneke créatrices des love-shop Délicatescence (Liège) et Bar D’ Oh(Gand), la créatrice Bruxelloise « Mademoiselle Jean » pour la confiance qu’ elles m’ ont faite, les maquilleuses Belges Véronique Lacroix et Carol Timperman, Portuguais, Ricardo Cecilio, Tchèque, Mily, qui m’ ont apporté leur talents. De nombreuses modèles Belges, dont Alexandra , Virginie Vanos, pour ne citer qu’ elles, mais aussi Tchèques, de passage au studio de Philippe Carly, Madériennes, pures « amatrices » mais avec ce petit quelque chose qui retenait l’ oeuil.

 

Mais aussi il ne faut pas oublier des lieux magiques comme l’ hôtel « Welcome » situé à Bruxelles, ou tout simplement la foire du midi, un vendredi soir d’ été, …, avec quelques gardes du corps.

 

Des modèles suffisamment déjantés que pour me suivre dans mes délires, ou des maquilleuses me disant « Je veux me défouler » et m’ imaginant un truc de dingue. Dans ce cas, il faut être patient et bien calculer son temps de prise de vues.

Des journées folles parce qu’ elles commencent par une panne de voiture qui nous font commencer la journée avec deux bonnes heures de retard. Sauf que je voulais travailler essentiellement à la lumière du jour et que j’ ai couru après le soleil toute la journée. Le résultat? quelques séries nettement plus reportage que mode, pour accélérer, mais avec un résultat intéressant. Et une des dernières séries utilisant mes flashs de studio pour éclairer la nuit.

Une autre journée folle. Mais parce que ce jour là j’ avais eu « les yeux plus grands que le ventre ». J’ avais loué un grand studio Bruxellois. Grand, à mes yeux, non pas à cause des photographes qui le fréquentaient, mais de par sa taille. Il y avait encore, à ce moment là, seulement deux plateaux. D’ une superficie de 200 mètres carrés chacun. La zone maquillage et stylisme incluse, mais séparée de la zone de prise de vue proprement dite. Vu le coût, j’ avais décidé de travailler avec trois modèles et deux silhouettes chacune. Un total de six maquillages et passages. Parfaitement gérés par ma maquilleuse de l’ époque, Véronique. Une journée de dingue. Avec quelques bonnes images à la clef. Mais le plus dingue est que j’ ai remis le couvert un peu plus tard.

 

Ce que j’ aime dans le travail avec modèles, c’ est la variété des situations que je peux organiser, couplée aux personnalités multiples des modèles. Je dis « personnalités multiples » car les meilleures réagissent différemment suivant la situation et me donnent ainsi des images hors norme.

 

 

 

 

Dans cette exposition, je naviguerai entre photo de lingerie et photo de charme. En fait, cette expression, « photo de charme » est peut-être l’ une des rares fois où  je l’ utiliserai. A la place je préfère le mot « Glamour », car il puise ses références dans le cinéma américain des années 40 à 60, une époque où les stars, masculines comme féminines, étaient ce qu’ elles devaient être: des sujets de rêves. Des sujets et non pas des objets.
Alors, mes femmes de papier sont un peu, beaucoup, Glamour. Mes Femmes, et non pas Mes Hommes, car avant de pouvoir faire rêver devant mes images (excusez du peu), j’ ai d’ abord besoin de rêver moi-même, à faire fonctionner mon imaginaire, à organiser en rêve, les images que je vous proposerai.
Dans ces images, il y a un subtil mélange d’ expressions, de poses, agressives ou langoureuses, une certaine théatralisation, mais aussi de jeux de lumières mettant en valeur une texture, un grain de peau, une transparence. C’ est un jeu qui pourrait facilement se traduire par « Le nu, sans dessus, dessous ».  En fait, même si je travaille de plus en plus avec des modèles professionnels, il s’ agit surtout de partir d’ une personnalité et d’ en dresser le portrait, tout en la plaçant dans une situation légèrement décalée par rapport à ses habitudes. Et donc, tout en profitant de ses connaissances photographiques, du point de vue de la lumière, des automatismes acquis au fil des prises de vues, elle se retrouve dans une situation suffisamment décalée par rapport à ceux-ci pour éviter le phénomène de routine. J’ obtiens donc des images plus personnelles de mon modèle.
Et l’ aspect Hollywoodien?, me direz-vous.
Eh bien il réside dans l’ utilisation de vrais films noir et blancs, développés à la main, avec ma soupe personnelle et la formule magique qui l’ accompagne. Le tout, soit tiré au labo chimique, « à l’ ancienne » soit scanné par mes propres incantations et imprimés sur une imprimante jet d’ encre.
A tout ceci, il faut ajouter quelques fervents appels à Bélénos, le dieu de la lumière, pour qu’ il se montre clément et m’ inspire, surtout en studio, le sacrifice de quelques carpes pour lire dans leurs entrailles la direction que je vais devoir prendre, quelques danses Sioux de la pluie pour avoir du beau temps lorsque je prévois de travailler en extérieur à la lumières du soleil.
Et tout ce que vous pourrez imaginer pour vous rendre les dieux favorables.

 

 

 

 

La spécificité de ce travail vient de ce que j’ utilise des films, dont les résultats peuvent changer suivant leur traitement mais aussi la manière dont ils sont exposés. Chaque film a sa caractéristique propre, tant en terme de rendu des couleurs, en gamme de gris, mais aussi en terme de grain. De plus certains films sont basiquement plus contrastés que d’ autres, ont une meilleure tolérance à la sous-exposition ou à la sur-exposition. C’ est un peu comme si, en photographie digitale, vous changiez de capteur en fonction du rendu recherché.
A cela il faut ajouter le choix du révélateur qui va influer sur la manière dont le film réagira. Et le type de dilution que vous utiliserez pour votre révélateur: un révélateur utilisé pur ne donnera pas du tout les mêmes images que le même fortement dilué. Même si les tables de temps incluses en notice, semblent suggérer le contraire.

 

 

 

 

 

Il y aura trois espaces bien définis: le rez de chaussées, réservé au studio et à mes « grands formats », mais sans exagération, puisque’ ils feront au maximum 60×60 cm. Ce sont des tirages réalisés dans l’ esprit « collection », sur papier barytés et laboratoire « chimique », ce qui garanti l’ unicité des tirages.

 

A ceux-ci viendront s’ ajouter une série petits formats, dans un parfait esprit décoration, voire « installation ».

 

 

Le sous-sol me servira à présenter mes photos d’ une manière moins formelle: ce sera un mélange de tirages classiques avec des tirages jet d’ encre, d’ encadrements stricts de bois noir à un pèle-mêle mettant en scène une série issue de la même journée de prise de vue.

Mais, surtout, cette cave, sera séparée en deux parties bien distinctes. 

 

La partie tout public, contenant des photos de lingerie comme on peu en retrouver dans tout magasine contenant des publicités, et puis, surtout, il y aura l’ Enfer. La partie la plus intéressante.

 

 

Mais qu’ est-ce l’ enfer?   :evil:

 

Remontons dans le temps, à quelques siècles d’ ici. L’ imprimerie, donc le livre vient d’ être créé. Avant il y avait les manuscrits enluminés. Et quelques illuminés avaient trouvés plaisant de détourner les enluminures saintes vers des sujets plus plaisants. pour les yeux. Aussitôt l’ église mît son « hôla ». Les collectionneurs s’ en mêlèrent. Rien n’ est plus plaisant que de posséder quelque chose d’ interdit. Et donc, le livre ne fît qu’ amplifier le phénomène. Un peu à la façon d’ internet. De là le nombre de livres interdits, souvent et presqu’ uniquement licencieux, se sont retrouvés des siècles durants dans des collections montrâbles uniquement à des intimes, voire quelques élus.

 

Et pour ces livres ce fût l’ enfer. D’ autant qu’ en cas de découverte, ils étaient bel et bien condamnés à l’ autodafé, équivalent livresque du bûcher que risquaient leur bibliophile de propriétaire.

 

Il y aura donc une partie interdite à tout mineur de moins de 18 ans non accompagné et strictement interdite à tout mineur de moins de 16 ans.    ;-)

 

 

Du point de vue des prix, il y en aura pour toutes les bourses: cela commencera à 75€ pour culminer à 750€. 


 

La première série est constituée de tirages jet d’ encre sur un papier texturé, de type papier aquarelle. La caractéristique de ces tirages est une forte dominante « sanguine », pour se rapprocher du dessin. la taille des images est de 15x15cm, encadrement 20×20.

Prix: 75€

 

 

La deuxième série est constituée de tirages jet d’ encre, sur papier « coton rag » mat. La tonalité choisie pour celle-ci est celle de noirs chauds. Les images sont au format A4 et les cadres font 30x40cm.

Prix: 150€

 


La troisième série est toujours constituée de tirages jet  d’ encre, sur un papier cartoline et à la surface proche de celle d’ un tirage baryté chimique. La taille des images est de 24x36cm, encadrement 40×50.
Prix: 250€

 

 

La quatrième série est constituée de tirages barytés « chimiques, virés au sélénium, également de format 24x36cm et 40×50, en ce qui concerne les cadres.

Prix: 600€

 

 

Et la dernière est constituée d’ une série de tirages 35×35 cm barytés virés au sélénium, représentant des dos et des nus. L’ encadrement fait 60×60.

Prix: 750€

 

 

Un des tirages est la propriété de Véronique Lacroix, la première maquilleuse avec laquelle j’ ai travaillé à mon retour de madère.

 

J’ ai trouvé deux cadres au style « rococo » proche des années trentes. Et ai donc trouvé deux photos pour les garnir.

Prix: 75€

 

 

Et, enfin une série de tirages non encadrés, présentés « en vrac ».

Prix: varia

 

 

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