Marché Médiéval du Cinquantenaire 2015

Cette année, le marché médiéval du cinquantenaire, s’ est réduit, pour moi, à peu de choses: non pas que je ne lui ait consacré du temps, au contraire, j’ y suis resté les trois jours pleins, y passant plus de temps que ces dernières éditions, non pas que qu’ il se soit drastiquement réduit en taille, il était même plus grand encore, mais je suis resté concentré sur une zone bien précise, celle de la lice installée par une école d’ escrime médiévale, version Espagnole.

Un maitre d’ arme aux mouvements de Torero, de danseur sur le fil du rasoir

[tweetthis]Un maitre d’ arme aux mouvements de Torero, de danseur sur le fil du rasoir[/tweetthis]

Les deux années précédentes, j’ avais été fasciné non pas par les combats en armures, ces boites de conserves qui se tapent dessus comme me l’ a dit une passante, mais par la maîtrise et le style d’ un maître d’ arme Espagnol.Il avait une facilité déconcertante à se mouvoir et à utiliser l’ épée à deux mains. L’ objet, surtout la sienne, n’ est pas vraiment lourd, moins de deux kilos pour les plus légères, mais entre ses mains elle semblait avoir le poids d’ une plume.A cela, ajoutez la fascination du gosse que je suis resté pour certaines choses: jouer avec de vraies épées, quel bonheur!, et vous comprendrez que j’ aie fini par craquer. Surtout à force de parcourir ces campements médiévaux avec des gens en armes. Je voulais donc la mienne et, surtout, apprendre à m’ en servir. Je voulais pouvoir jouer avec eux.

Juan Lo Negre, le maitre d’ armes qui me convient et enseigne son art avec décontraction.

Parce que je l’ avais beaucoup photographié, j’ avais gardé le contact avec « Juan Lo Negre », nom de scène pour ce maître d’ arme qui revêt une armure Maure pour ses apparitions publiques. Je savais qu’ il donnait des cours pas trop loin de chez moi. Alors, le moment venu, mélange de réorganisation de mon temps, d’ envie de plus en plus pressante et de besoin impérieux, j’ ai fini par m’ y inscrire.
Là, dans la salle de gymnastique d’ une petite école primaire près de Tomberg (Bruxelles), j’ ai commencé mon initiation avec… des épées en bois.

L’ achat de mon « cure-dent »

Cela n’ a duré qu’ un temps, celui précédent le marché médiéval du cinquantenaire, un des premiers de la saison et où j’ étais certains de trouver des fabricants venus proposer leurs armes médiévales, épées, casques, haches, dagues, lances, rapières, …, à la convoitise du public.J’ aurais voulu acheter une épée superbement décorée, vue chez un marchand proposant de nombreux autres objets, mais il me la déconseilla, « trop fragile ». Pas loin de la lice il y avait un autre marchand, et, là, c’ était du sérieux, voire du lourd: du bel et bon acier en provenance de Pologne, la plupart des marchands sérieux, ceux ayant une forge à l’ ancienne et travaillant le fer suivant des méthodes presque d’ époque, venant de pays comme la Pologne, et surtout la République Tchèque.Son nom de baptême provient de la remarque faite par un « ami Facebook » qui, en voyant une photo de moi avec celle-ci m’ a dit avoir fait un temps de l’ escrime, mais pas avec ce genre de cure-dent. J’ ai donc décidé que ce nom allait lui rester.

Les photos réalisées durant ces journées

J’ ai donc passé ces trois jours, ou presque, autour de la lice, à discuter avec des badauds, des curieux qui voulaient en savoir plus sur un peu de tout, nos armes, leur poids, essayer dans la lice, si c’ était cher, comment s’ inscrire au cours, …. .
Mes photos ce sont donc réduites à cet espace de quelques mètres carrés, à une extrémité du marché, dans la zone des campements.
Juan Lo Negre s’ y est, en compagnie de quelques autres membres avancé du cours, livré à quelques confrontations, façon escrime de spectacle comme vous la voyez dans les films, ou à des combats plus réalistes avec des protections.