La Roche, un vendredi soir pas comme les autres au château

Peu à peu, les touristes s’ en sont allés et le château-fort de La Roche en Ardennes a fermé ses portes.
Tout le monde est parti. Tout le monde?, non.
Une étrange garnison a pris possession des lieux, y établissant ses quartiers sur ses différentes terrasses. C’ est une garnison hétéroclite qui se prépare pour la veillée: certains ayant déjà fait le grand saut dans le temps, sont en costume dix-septième, tandis que d’ autres, finissant à peine le travail d’ installation, sont toujours au vingtième siècle.
Nous sommes donc entre nous, occupants et acteurs d’ un mirage de quarante huit heures, qui dès demain animera ces vieilles pierres pour faire revivre à ce château, presque millénaire, ne chicanons pas sur quelques siècles, ses heures de gloire.

Enfin, le travail est fini

L’ activité des membres de la compagnie aux Tricornes s’ est calmée, sauf en cuisine où on s’ apprête à servir le repas du soir.
Toute la journée, les cuistots ont épluché des oignons, découpé  des oignons, fait griller des saucisses,…, avec de temps à autre un moment d’ humour, un gag visuel: pour se prémunir de la chaleur du feu, un membre de la compagnie aux Tricornes a apporté une sorte de tablier fait de métal argenté et de matériaux ignifugés. Alors l’ idée a germé: une tenue entre Star Wars et l’ armure médiévale.
Maintenant une grosse marmite contient tous ces ingrédients qui mijotent dans une sauce à base de crème et de vin blanc. Dans une autre bout de l’ eau qui servira à cuire le riz.
Nous passons à table à tour de rôle: d’ abord une compagnie Hongroise ensuite d’ autres invités et enfin la compagnie aux tricornes.

L’ heure est à la détente

Les Hongrois ont sorti leurs instruments de musique et, après une démonstration de « danse du sabre », nous font danser au son d’ une ritournelle de chez eux. Les deux groupes se mélangent, rient s’ amusent, même si la barrière de la langue est là: tout le monde ne maîtrise pas l’ Anglais mais tous sont mus par une même passion: le spectacle historique.

Un dernier briefing avant la visite du fantôme

Cependant la journée n’ est pas entièrement terminée: un briefing au sujet de l’ assaut du château doit encore avoir lieu avant la tombée de la nuit et la venue du fantôme qui hante les lieux depuis des temps immémoriaux. Celui-ci aura du mal à se dérouler rapidement, tout étant sujet à une blague, parfois difficile à traduire aux Hongrois, un peu perdus.
Derrière cela on sent une détente, mais aussi une accumulation d’ énergie en vue des deux jours à venir.

Fin de journée.

Le fantôme ainsi que ses vapeurs délétères s’ en sont allés, la nuit est définitivement tombée, de bonnes bouteilles sortent de leurs cachettes et j’ ai cessé de photographier pour aujourd’ hui.
Il sera bientôt temps de gagner mes pénates situées à l’ autre bout de la ville, à proximité des terrains de sport.

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