Balloons parade à Bruxelles

Le temps était au beau et j’ ai pensé que ces objets multicolores planants dans le ciel Bruxellois devaient faire un beau spectacle, peut-être même un tantinet étrange. Je me suis donc rendu au gonflage sur la place des Palais. Déjà la vue de ces objet très vingtième siècle dans ce décor plutôt dix-neuvième, fait contraste. Et puis tous ces gens semblant attendre dieu sait quoi, rattachés à des bout de ficelles flottantes. Des espèces de méduses multicolores traînent sur le sol, abandonnées là par on ne sait quelle marée. Des tuyaux y sont rattachés, des sifflements en sortent. Ces monstres médusiens commencent à prendre forme, informes. Ils tressautent, se soulèvent. Se déplissent, se découvrent avec une lenteur exaspérante. Leur esclaves humains commencent doucement à se réveiller et, commencent à, non pas s’ agiter, mais juste se déplacer. Lentement. C’ est qu’ il ne faut pas les brusquer, ces méduses en évolution. Qui peu à peu prennent des allures de baleines des airs. Qui enfin finissent par dévoiler leur véritable nature: des personnages de bandes dessinées.

Et puis que vois-je?

Une grande fille brune aux hautes chaussures noires, sur ces pavés il fallait l’ oser, une lady presqu’ in red, un mannequin en promenade?, une poeple en vadrouille? ou plus simplement une star incognito? Elle est bel et bien la cible de photographes. Ou non?